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« Nous ne souhaitons pas rester » à Gaza, dit le chef de la diplomatie israélienne Gidéon Sa’ar

Alors que la première phase du cessez-le-feu mettant fin à 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas doit s’achever le 1er mars, France 24 s’est entretenu avec le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar.

La deuxième phase, quant à elle, prévoit en théorie le retrait total des forces israéliennes de Gaza, retrait qui semble incertain. « Nous ne souhaitons pas y rester (à Gaza) », affirme Gideon Sa’ar.

Les objectifs israéliens sont « clairs », affirme le ministre : « La libération de tous nos otages, et que la bande de Gaza ne soit plus une menace pour Israël et les citoyens israéliens. »

« Nous aimerions aboutir à une deuxième phase » (du cessez-le-feu), poursuit le chef de la diplomatie israélienne. « Mais nous avons aussi nos propres objectifs. Je ne sais pas si le Hamas sera prêt à une démilitarisation totale de la bande de Gaza, car nous serons intransigeants sur ce point. »

« Il y a un écart considérable sur ces points de vue », avertit-il également : trouver « un accord, actuellement, sur cette deuxième phase, c’est très peu vraisemblable ».

Israël bombarde le sud de la Syrie

Dans le sud de la Syrie voisine, l’armée israélienne a annoncé avoir mené mardi des frappes aériennes sur des sites militaires. Ces frappes ont eu lieu après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le sud de la Syrie devait être entièrement démilitarisé, et qu’Israël resterait indéfiniment dans la zone tampon.

Cette région sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan depuis 1974. Des troupes israéliennes sont entrées dans la zone tampon sous contrôle de l’ONU le jour même où le président syrien Bachar al-Assad a été renversé par l’offensive menée en décembre 2024 par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Cham.

« Nous ne voulons pas de nouvelle menace à notre frontière », explique Gideon Sa’ar. Il ajoute qu’Israël ne « fait pas confiance » au nouveau maître de la Syrie, Ahmed al-Charaa, un ancien combattant jihadiste qui a rompu avec Al-Qaïda en 2016.

Le programme nucléaire iranien « doit être arrêté »

L’Iran sera-t-il le prochain front d’Israël ? Selon le Washington Post, l’État hébreu pourrait frapper les infrastructures nucléaires iraniennes d’ici la fin du premier semestre. Fin janvier, cependant, le président américain Donald Trump a estimé qu’un accord avec l’Iran « serait vraiment bien ».

« L’écart entre l’approche américaine et l’approche iranienne est gigantesque », affirme Gideon Sa’ar, qui ajoute que Téhéran « doit sentir qu’il est mis sous pression par la communauté internationale pour arrêter son programme nucléaire ».

« Soit il est arrêté… soit il est arrêté », ce sont là les « deux options sur la table », insiste-t-il.

France24 -Par : Marc Perelman

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